Sátántangó ou Les ellipses de la traduction

Intervention du jeudi 6 février 2014 lors de la journée d’études « Béla Tarr, de la colère au tourment » organisée par Corinne Maury à La Fabrique Culturelle de l’Université de Toulouse 2, Le Mirail.

Objet de l’intervention :

La découverte par Béla Tarr au milieu des années quatre-vingt du manuscrit de Sátántangó (Tango de Satan), premier roman de László Krasznahorkai, est au départ d’un des projets les plus ambitieux de l’histoire du cinéma : un film de près de huit heures, multipliant les plans-séquences complexes, qui nécessita plus de deux ans de tournage dans des conditions particulièrement difficiles. Le caractère hors norme de cette entreprise s’explique par un refus d’« adapter » un supposé « contenu » littéraire à de supposées contraintes cinématographiques. Sátántangó s’apparente bien plus à une tentative de « traduction en images », ses co-auteurs cherchant à retrouver au moyen du cinéma une poésie générée au moyen de l’écriture. À travers plusieurs analyses de séquence, que je rapprocherai du texte, je tenterai dans mon intervention de cerner les modalités et les enjeux de cette recherche, qui me semble pouvoir éclairer les démarches de l’écrivain et du cinéaste dans leur ensemble.

Enregistrement (60 minutes)

Prezi (diaporama, à consulter en écoutant l’intervention) en version pdf : Sátántangó ou les ellipses de la traduction

Premier extrait diffusé pendant la conférence :

Second extrait diffusé pendant la conférence :

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